4ème Dimanche de Pâques A – Le Bon Pasteur et la Journée Mondiale de Prière pour les Vocations
Frères et sœurs, nous célébrons aujourd’hui le 4ème dimanche de Pâques, appelé le dimanche du Bon Pasteur ; c’est aussi le dimanche de prière pour les vocations. Et cette année, l’Eglise célèbre la 60ème journée mondiale de prière pour les vocations. La première lecture est tirée du livre des Actes des apôtres (Ac 2, 14a.36-41). La seconde lecture provient de la première lettre de saint Pierre (1 P 2, 20b-25). Nous lirons l’évangile selon saint Jean (Jn 10, 1-10).
Ces lectures nous invitent à imiter Jésus, notre bon berger. Dans la première lecture, Pierre, rempli de la force de l’Esprit, parvient à convaincre les juifs que Jésus qu’ils avaient crucifié, Dieu l’a rendu Seigneur et Christ. Pierre leur recommande le baptême au nom du même Jésus, pour être pardonné de leurs péchés, et recevoir le don du Saint Esprit. Il les exhorte à se détourner de la génération égarée afin d’être sauvé. Dans la deuxième lecture c’est encore saint Pierre qui, dans sa première lettre, demande aux croyants de tenir bon lorsqu’on les fait souffrir. Il s’adresse aussi à nous et nous exhorte à nous inspirer de la manière dont Jésus a enduré la souffrance. Pour Pierre, c’est par ses blessures que Jésus nous a guéris de nos péchés ; il est le berger qui veille sur nous.
Dans l’évangile, Jésus explique comment il est le bon berger, à la différence des autres bergers qui l’ont précédé et qui étaient des voleurs et des bandits. Ce discours de Jésus ne s’adresse pas seulement aux hommes de son temps, mais aussi à nous. Car aujourd’hui aussi, il y a des responsables à divers niveaux qui, au lieu de s’occuper de ceux dont ils ont la charge, les exploitent plutôt, à la recherche de leurs propres intérêts. Et pour y arriver, certains s’adonnent même à des tueries. Les guerres que nous connaissons aujourd’hui illustrent bien cette triste réalité. Ces soi-disant chefs à divers titres, sont des faux bergers qui égorgent et dévorent leurs propres brebis. En revanche, Jésus lui, protège la vie de ses brebis ; il se donne lui-même pour que ses brebis aient la vie en abondance. En effet, Jésus nous a même laissé sa chair à manger et nous a demandé de boire son propre sang.
Jésus, bon berger nous connaît chacun par son nom et veut entretenir une relation personnelle avec nous, comme il l’a fait avec les deux disciples d’Emmaüs, Marie de Magdala, Pierre, Thomas, et d’autres encore. Il nous invite à écouter sa voix et à ne pas suivre celle de l’inconnu. Savoir écouter c’est avoir la capacité de discerner et savoir faire la différence entre la voix du mensonge et celle de la vérité. Il nous appartient de reconnaître la voix de Jésus qui est la vérité par excellence. Aujourd’hui, les réseaux sociaux et certains médias s’illustrent dans la diffusion de théories mensongères pour intoxiquer les faibles ou pour faire passer des idéologies particulières. Il nous appartient d’aiguiser en nous la capacité de bien écouter pour ne suivre que la voix de la vérité, susceptible d’augmenter en nous la vie que nous donne le Christ, notre bon berger.
Rigobert Kyungu, SJ







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