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Le mois de juin est dédié au Sacré-Cœur de Jésus. Pour nous, paroissiens du Sacré-Cœur, c’est le temps de contempler le Cœur sacré de Jésus, dans toute sa richesse. C’est un temps qui nous est offert pour relire l’histoire de notre paroisse.
Le 24 mai 1965, l’église du Sacré-Cœur, qui accueillait les élèves du Lycée, ceux du collège ainsi que les administratifs résidant à la Gombe, fut érigée en paroisse par feu le Cardinal MALULA. Notre paroisse a donc 55 ans d’existence. Neuf curés l’ont desservie : Les pères Paul THIENPONT, Roger GUYAUT, Christian MOLS, Sébastien PELENDA, Donatien LANDA, Guillaume KONDA, Raymond NKONGOLO, Xavier BUGEME et Crispin MBALA, tous de la Compagnie de Jésus.
L’histoire de la paroisse du Sacré-Cœur est celle de la formation d’une communauté chrétienne qui a pu approfondir ses connaissances religieuses. La spiritualité ignatienne et la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus qui la portent et dans lesquelles les Religieuses du Sacré-Cœur, comme les Pères Jésuites, s’enracinent.
Cette année, nous passerons la célébration des 55 ans d’existence de notre paroisse dans le confinement, car on a allongé notre quarantaine pour encore quinze jours. Chacun priera là où il se trouve afin de communier avec nos frères et sœurs ainsi que toutes les personnes de bonne volonté qui, d’une manière où d’une autre, participent et collaborent à l’œuvre de Dieu en élaboration à Gombe et ailleurs. Nous sommes immensément reconnaissants envers la Compagnie de Jésus qui occupe une place déterminante dans la mise en œuvre du projet Inye.
Rendre grâce à Dieu pour les 55 ans de la paroisse est donc une dette de reconnaissance. Nous nous rendons en effet compte de la main de Dieu. Le Seigneur est abondamment intervenu dans la réalisation du projet Inye.
Ce dernier est l’expression même de la foi de la communauté du Sacré-Cœur. Aujourd’hui, les chrétiens de ce village disposent d’un lieu approprié pour élever leur voix vers le Seigneur. C’est un signe parlant et palpable pour la nouvelle évangélisation. La communauté du Sacré-Cœur vit déjà l’expérience d’exode, c’est-à-dire qu’elle peut quitter la ville pour la périphérie, partager ce que nous avons reçu de Dieu avec nos frères et sœurs d’Inye.
Aux jeunes, qui constituent notre relève, nous rappelons que notre génération avance vers la maison du Père éternel. Inye est l’héritage que nous vous léguons. Vivez dans la foi et laissez-vous former afin de continuer cette œuvre. Qu’Inye puisse devenir un lieu de prière et de recueillement qui plaît à Dieu.
Ensemble, avançons au large avec le Seigneur de Miséricorde qui nous garde dans son Cœur, même en ces temps difficiles et astreignants.
Prière pour les 55 ans de la paroisse du Sacré-Cœur et pour LA CONSTRUCTION DU SANCTUAIRE
NOTRE-DAME DU SACRE-CŒUR D’INYE
Seigneur, notre Dieu,
Nous te rendons grâces et nous te bénissons pour l’union des cœurs que tu suscites auprès des paroissiens et paroissiennes du Sacré-Cœur ainsi qu’auprès des hommes et des femmes de bonne volonté.
R/ Rends fructueux, Seigneur, le travail de nos mains.
Pour les 50 ans de notre paroisse, tu nous as manifesté ta main puissante à travers la construction de l’Eglise, de la grotte et de l’école à Inye
R/ Rends fructueux, Seigneur, le travail de nos mains.
Aujourd’hui, Seigneur, nous nous préparons à célébrer les 55 ans d’existence de notre paroisse. Nous comptons sur ta providence.
R/ Pose sur nous, Seigneur, ton regard de miséricorde.
Assiste-nous, Seigneur, dans cet élan de générosité afin de réaliser la construction du sanctuaire, un lieu de prière, de recueillement et d’adoration.
R/ Pose sur nous, Seigneur, ton regard de miséricorde
Seigneur, par l’intercession de la Vierge Marie, de saint Jean Paul II, de la Bienheureuse Anuarite et du Bienheureux Bakanja, accorde-nous toujours le nécessaire pour poursuivre cette œuvre afin que ton Nom soit sans cesse glorifié.
R/ Rends fructueux, Seigneur, le travail de nos mains.
Prions : Seigneur Jésus, toutes les promesses de Dieu se sont accomplies en toi, dans la flamme de l’Esprit Saint. Prends pitié de ton peuple affligé et achève toi-même ce que tu as initié parmi nous. Au nom puissant de ton Cœur Sacré. Amen !
Crispin MBALA,sj.
Textes : Deutéronome 8, 2- 3. 14b- 16a ; 1 Corinthiens 10, 16- 17 et Jean 6, 51- 58.
Chers frères et sœurs, Shaloom ! Nous célébrons le Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ. Parmi les membres de son corps, Jésus a choisi quelques-uns et les a établis intendants de ses mystères ; Il les a rendus dignes d’offrir le sacrifice eucharistique pour la plus grande gloire de Dieu et le salut de l’humanité.
Textes : Exode 34, 4b-6.8-9 ; 2 Corinthiens 13, 11- 13 et Jean 3, 16- 18
Frères et sœurs, Shaloom ! Aujourd’hui, l’Eglise célèbre la solennité de la Sainte Trinité. Dès notre jeune âge, les parents nous ont appris à faire le signe de la croix. Ce signe est l’expression de l’amour de Dieu manifesté par son Fils Jésus-Christ, dans l’Esprit Saint. En nous marquant du signe de la croix, nous disons :
Textes : 2 Timothée 2, 8- 15 et Marc 12, 28 b- 34.
Frères et sœurs, Shaloom !
Les chrétiens ne sont pas dispensés de la souffrance ni des difficultés du monde présent. C’est dans ce contexte qu’ils doivent témoigner de Jésus-Christ mort et ressuscité.
En écrivant à Timothée, son enfant dans la foi, saint Paul est en prison. Il l’exhorte à bien mener sa vie chrétienne. Cet enseignement nous concerne aussi, car « si nous supportons tous l’épreuve, avec lui nous régnerons. Si nous le rejetons, lui aussi nous rejettera. »
L’espérance doit toujours marquer la vie de disciples que nous sommes. Sans elle, nous ne saurons pas témoigner de la Vérité, Jésus-Christ. Telle est l’expérience de Paul. En face de l’hérésie, nous sommes appelés à rester fidèle à la foi en notre Seigneur et sauveur, Jésus-Christ.
Notre profession de foi doit se traduire dans la vie concrète. Les mots sont bons à prononcer, mais ils doivent être porteurs de vie, c’est-à-dire de l’amour qui a sa source en Dieu et débouche sur le bien que nous faisons à l’autre, le prochain. Nous pouvons nous demander : Comment vivons-nous ce grand commandement de Dieu en ce temps difficile que nous traversons ?
La réponse de Jésus au Scribe qui lui pose la question de savoir quel est le grand commandement parce que les Juifs en avaient 613 consiste à rappeler le shéma Juif : « Ecoute, Israël ! Le Seigneur notre Dieu est l’unique. » Il l’invite à écouter Dieu et à le mettre à la première place. Car son amour est premier et doit se manifester dans l’amour que l’homme a envers son frère ou sa soeur.
Aujourd’hui, nous remarquons que le mot amour se prononce à temps et à contre-temps. Mais l’amour vrai s’accompagne toujours de signes visibles qui dévoilent le cœur aimant de l’homme.
Dans les Exercices Spirituels, saint Ignace demande que celui qui a la science le communique à celui qui n’en a pas. L’amour se construit et se tisse. Pour ce faire, l’homme doit chercher à l’entretenir pour qu’il porte des fruits, pas amer, mais juteux.
Comment aimons-nous Dieu en nos frères et sœurs qui sont au loin ? Quelle place leur accordons-nous dans nos prières, même si nous ne les voyons pas puisqu’ils attendent cela de nous ?
Réunis ensemble, nous implorons le Cœur de Jésus de nous unir et de fortifier notre foi dans les épreuves que nous passons. Que notre amour traverse les barrières de souffrance et de misère, et que Jésus, lui-même, puisse accomplir ce que nous ne pouvons pas faire. Car en lui, toutes les promesses de Dieu ont trouvé leur accomplissement. Amen !
Crispin MBALA,sj.
Textes : 2 Martyrs d’Israël 7,1-2. 9-14 et Jean 12, 24- 26
Frères et sœurs, Shaloom ! Aujourd’hui, nous célébrons le martyre de saints Charles Lwanga et ses compagnons. Qu’est-ce qu’un martyr ? Le mot martyr vient du grec. Il signifie témoin. Le martyr, c’est donc celui qui rend témoignage de sa foi en Dieu.
Textes : Acte des Apôtres 2, 1- 11 ; 1 Corinthiens 12, 3b-7. 12- 13 et Jean 20, 19- 23.
Frères et sœurs, Shaloom ! La fête de la Pentecôte intervient cinquante jours après la Pâques. Dès aujourd’hui, nous allons enlever le Cierge pascal, signe que nous entrons dans le temps ordinaire, le temps le plus long de l’année liturgique. C’est le temps du témoignage ; le temps qui doit nous permettre de vivre notre foi en Jésus ressuscité. Devenons alors des porteurs et des porteuses de joie du Ressuscité dans nos différents milieux.
C’est la fin du mois de mai, mois consacré à la Très Sainte Vierge Marie ; mois qui nous a permis d’aller à Jésus par Marie. Nous avons prié le rosaire avec ces quatre mystères : Joyeux, Lumineux, douloureux et glorieux.
De Marie, nous avons appris à méditer sur notre vie, à la lumière de la Parole de Dieu, Parole faite chair, Jésus-Christ qui est toujours avec nous.
Aujourd’hui, la paroisse continue à fonctionner au rythme du confinement. Nous essayons, avec les frères-ouvriers, à mettre la propreté pour que le lieu soit agréable. Les frères et sœurs passent à la grotte pour réciter le chapelet et méditer la Parole de Dieu. Pour les messes publiques, nous attendons le déconfinement et la décision de l’Ordinaire du lieu. Cependant, nous vous demandons de continuer à prier et à suivre les émissions religieuses que les différentes radios et télévisions catholiques proposent pour la croissance spirituelle.
A Inye, nous avons fabriqué 8.357 briques. Les briquetiers se reposent en attendant le ravitaillement du chantier en sable, en ciment et en caillasse. Car nous comptons toujours sur l’élan de votre générosité.
Les travaux du sanctuaire continuent. Nous pensons y aller et travailler, pendant trois jours, avec un groupe de jeunes dénommé : « Missionnaire » sous la supervision du Père Joa, prêtre Salésien.
Pour que l’œuvre avance, nous vous proposons cette courte prière d’un hindou, à mémoriser et à réciter chaque jour : « Seigneur, donne-moi toujours quelque chose à donner.»
A la fin de ce mois marial, nous vous demandons de réciter cette prière à
Notre-Dame de toutes les aides.
Sainte Vierge Marie, Notre-Dame de toutes les aides,
nous venons à vous parce que vous connaissez mieux Jésus votre Fils, notre Seigneur et Sauveur.
Nul n’est venu à vous sans recevoir le secours de votre maternelle intercession. Votre Fils a dit : « Demandez, et vous recevrez, frappez et la porte vous sera ouverte. »
Notre corps a besoin de nourriture, et notre âme aspire à la paix sociale et intérieure pour que nous puissions marcher avec confiance à la suite de votre Divin Fils.
Obtenez-nous les grâces nécessaires pour que nous demeurions des vrais disciples de Jésus, quelles que soient les difficultés.
Présentez-lui notre monde, notre Eglise, notre continent, notre pays, nos paroisses, nos familles, notre travail, nos projets, nos préoccupations, et tout ce que nous gardons au fond de notre cœur.
Mère de toute bonté, nous vous offrons nos prières.
Obtenez-nous de votre Fils Jésus, océan de dons et de bénédictions, qu’Il nous garde de tout mal et fasse de nous des témoins de sa Bonne Nouvelle et des artisans de son Royaume. Amen !
Crispin MBALA,sj.