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Textes : 2 Timothée 2, 8- 15 et Marc 12, 28 b- 34.
Frères et sœurs, Shaloom !
Les chrétiens ne sont pas dispensés de la souffrance ni des difficultés du monde présent. C’est dans ce contexte qu’ils doivent témoigner de Jésus-Christ mort et ressuscité.
En écrivant à Timothée, son enfant dans la foi, saint Paul est en prison. Il l’exhorte à bien mener sa vie chrétienne. Cet enseignement nous concerne aussi, car « si nous supportons tous l’épreuve, avec lui nous régnerons. Si nous le rejetons, lui aussi nous rejettera. »
L’espérance doit toujours marquer la vie de disciples que nous sommes. Sans elle, nous ne saurons pas témoigner de la Vérité, Jésus-Christ. Telle est l’expérience de Paul. En face de l’hérésie, nous sommes appelés à rester fidèle à la foi en notre Seigneur et sauveur, Jésus-Christ.
Notre profession de foi doit se traduire dans la vie concrète. Les mots sont bons à prononcer, mais ils doivent être porteurs de vie, c’est-à-dire de l’amour qui a sa source en Dieu et débouche sur le bien que nous faisons à l’autre, le prochain. Nous pouvons nous demander : Comment vivons-nous ce grand commandement de Dieu en ce temps difficile que nous traversons ?
La réponse de Jésus au Scribe qui lui pose la question de savoir quel est le grand commandement parce que les Juifs en avaient 613 consiste à rappeler le shéma Juif : « Ecoute, Israël ! Le Seigneur notre Dieu est l’unique. » Il l’invite à écouter Dieu et à le mettre à la première place. Car son amour est premier et doit se manifester dans l’amour que l’homme a envers son frère ou sa soeur.
Aujourd’hui, nous remarquons que le mot amour se prononce à temps et à contre-temps. Mais l’amour vrai s’accompagne toujours de signes visibles qui dévoilent le cœur aimant de l’homme.
Dans les Exercices Spirituels, saint Ignace demande que celui qui a la science le communique à celui qui n’en a pas. L’amour se construit et se tisse. Pour ce faire, l’homme doit chercher à l’entretenir pour qu’il porte des fruits, pas amer, mais juteux.
Comment aimons-nous Dieu en nos frères et sœurs qui sont au loin ? Quelle place leur accordons-nous dans nos prières, même si nous ne les voyons pas puisqu’ils attendent cela de nous ?
Réunis ensemble, nous implorons le Cœur de Jésus de nous unir et de fortifier notre foi dans les épreuves que nous passons. Que notre amour traverse les barrières de souffrance et de misère, et que Jésus, lui-même, puisse accomplir ce que nous ne pouvons pas faire. Car en lui, toutes les promesses de Dieu ont trouvé leur accomplissement. Amen !
Crispin MBALA,sj.
Textes : 2 Martyrs d’Israël 7,1-2. 9-14 et Jean 12, 24- 26
Frères et sœurs, Shaloom ! Aujourd’hui, nous célébrons le martyre de saints Charles Lwanga et ses compagnons. Qu’est-ce qu’un martyr ? Le mot martyr vient du grec. Il signifie témoin. Le martyr, c’est donc celui qui rend témoignage de sa foi en Dieu.
Textes : Acte des Apôtres 2, 1- 11 ; 1 Corinthiens 12, 3b-7. 12- 13 et Jean 20, 19- 23.
Frères et sœurs, Shaloom ! La fête de la Pentecôte intervient cinquante jours après la Pâques. Dès aujourd’hui, nous allons enlever le Cierge pascal, signe que nous entrons dans le temps ordinaire, le temps le plus long de l’année liturgique. C’est le temps du témoignage ; le temps qui doit nous permettre de vivre notre foi en Jésus ressuscité. Devenons alors des porteurs et des porteuses de joie du Ressuscité dans nos différents milieux.
C’est la fin du mois de mai, mois consacré à la Très Sainte Vierge Marie ; mois qui nous a permis d’aller à Jésus par Marie. Nous avons prié le rosaire avec ces quatre mystères : Joyeux, Lumineux, douloureux et glorieux.
De Marie, nous avons appris à méditer sur notre vie, à la lumière de la Parole de Dieu, Parole faite chair, Jésus-Christ qui est toujours avec nous.
Aujourd’hui, la paroisse continue à fonctionner au rythme du confinement. Nous essayons, avec les frères-ouvriers, à mettre la propreté pour que le lieu soit agréable. Les frères et sœurs passent à la grotte pour réciter le chapelet et méditer la Parole de Dieu. Pour les messes publiques, nous attendons le déconfinement et la décision de l’Ordinaire du lieu. Cependant, nous vous demandons de continuer à prier et à suivre les émissions religieuses que les différentes radios et télévisions catholiques proposent pour la croissance spirituelle.
A Inye, nous avons fabriqué 8.357 briques. Les briquetiers se reposent en attendant le ravitaillement du chantier en sable, en ciment et en caillasse. Car nous comptons toujours sur l’élan de votre générosité.
Les travaux du sanctuaire continuent. Nous pensons y aller et travailler, pendant trois jours, avec un groupe de jeunes dénommé : « Missionnaire » sous la supervision du Père Joa, prêtre Salésien.
Pour que l’œuvre avance, nous vous proposons cette courte prière d’un hindou, à mémoriser et à réciter chaque jour : « Seigneur, donne-moi toujours quelque chose à donner.»
A la fin de ce mois marial, nous vous demandons de réciter cette prière à
Notre-Dame de toutes les aides.
Sainte Vierge Marie, Notre-Dame de toutes les aides,
nous venons à vous parce que vous connaissez mieux Jésus votre Fils, notre Seigneur et Sauveur.
Nul n’est venu à vous sans recevoir le secours de votre maternelle intercession. Votre Fils a dit : « Demandez, et vous recevrez, frappez et la porte vous sera ouverte. »
Notre corps a besoin de nourriture, et notre âme aspire à la paix sociale et intérieure pour que nous puissions marcher avec confiance à la suite de votre Divin Fils.
Obtenez-nous les grâces nécessaires pour que nous demeurions des vrais disciples de Jésus, quelles que soient les difficultés.
Présentez-lui notre monde, notre Eglise, notre continent, notre pays, nos paroisses, nos familles, notre travail, nos projets, nos préoccupations, et tout ce que nous gardons au fond de notre cœur.
Mère de toute bonté, nous vous offrons nos prières.
Obtenez-nous de votre Fils Jésus, océan de dons et de bénédictions, qu’Il nous garde de tout mal et fasse de nous des témoins de sa Bonne Nouvelle et des artisans de son Royaume. Amen !
Crispin MBALA,sj.
Textes : Actes des Apôtres 22, 30 ; 23, 6- 11 et Jean 17, 20- 26
Frères et sœurs, Shaloom !
Dès le début du temps pascal, l’Eglise nous propose des extraits du livre des Actes des Apôtres comme première lecture. Ces textes relatent l’expérience des Apôtres dans la mission qui leur a été confiée par le Christ. Peu à peu, nous comprenons la place de l’Esprit Saint dans l’expansion de l’Eglise. La confiance et l’assurance en Dieu ont façonné la vie des Apôtres. « Dans les larmes et l’épreuve », Paul a tenu bon. C’est un exemple à suivre dans notre vie de foi. Car accepter de suivre le Christ, c’est porter sa croix chaque jour. Eclairés par l’Esprit Saint, les apôtres n’ont pas renoncé à leur mission.
Paul sera arrêté à cause de La proclamation de la Bonne Nouvelle. Il comparaît devant le Sanhédrin qui ne trouvera aucun motif d’emprisonnement, sinon sa foi en Jésus Christ, mort et ressuscité. Dans la nuit de sa vie d’apôtre, jésus vient le conforter, lui remonter le moral : « Courage ! Le témoignage que tu m’as rendu à Jérusalem, il faut que tu le rendes aussi à Rome. » Grâce à son contact quotidien avec le Christ, Paul fut courageux en résistant devant ses bourreaux.
Surtout que l’Esprit offre à l’homme lumière et forces pour lui permettre de répondre à sa très haute vocation. A la suite des Apôtres, Dieu nous associe au mystère pascal.
Selon saint Jean, le Christ envoie les siens dans le monde, comme le Père l’a envoyé, et pour cela, il leur donne l’Esprit. Toute la portée missionnaire de l’Evangile de Jean se trouve exprimée dans la prière sacerdotale. « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul véritable Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. » (Jn 17, 3).
Le souci de l’unité doit être une caractéristique importante des disciples de Jésus. Notre unité comme chrétien se fonde sur la foi. Cette dernière trouve son épanouissement dans l’amour fraternel. Comment être témoin du Christ si notre vie n’est pas rayonnante ?
Aujourd’hui, frères et sœurs, nous constatons qu’il y a beaucoup de divisions dans : nos familles, nos communautés, nos milieux de vie, nos associations. Et les causes sont nombreuses. Cependant, écoutons Jésus qui prie pour nous et veut que nous entrions dans sa vision, celle d’être unis comme lui avec son Père.
« Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé… »
Crispin MBALA,sj.
Nous continuons à vivre en situation de confinement. Certaines personnes ont repris timidement leur travail. Nos frères et sœurs circulent dans les rues de la Gombe, transportant leurs étalages, en vendant ça et là, pas pour nouer les deux bouts du mois, mais pour avoir quelque chose à mettre sous la dent. Comme nous le savons, bon nombre de Kinois travaillent, non pour nouer les deux bouts du mois, mais pour la survie.
Par ailleurs, certains policiers ont tendu des pièges pour arrêter des gens qu’ils croisent sur leur chemin. Ils les rançonnent avant de les libérer. Qui nous libérera de cette situation ? Et le Seigneur nous pose cette question : « Qu’as-tu fait de ton baptême ? »
Pour les apôtres d’Inye, les travaux continuent : nous avons fabriqué 7.450 blocs de briques. La construction du sanctuaire évolue à son rythme. Nous y allons chaque semaine pour évaluer le rendement de nos maçons et briquetiers.
Notre partage de la semaine s’oriente vers l’avenir de l’Eglise en Afrique, en général, et de la RDCongo, en particulier.
Beaucoup de nos églises ont été construites par des vaillants missionnaires venus d’Europe. Ces derniers se sont donnés corps et âme pour que nous puissions avoir de beaux patrimoines : Des églises, des écoles, des centres de santé et de formation, etc.
Nous éprouvons de la joie en regardant tous ces édifices. Cela doit nous pousser à nous interroger sur notre propre engagement dans la prise en charge de notre Eglise.
Il est intéressant que nous puissions nous poser ces questions : Qui a construit notre église paroissiale, notre école, notre centre de santé, notre Lycée, notre collège, etc. ? Et nous, qu’avons-nous fait jusqu’à maintenant ? Nous jouissons tous des fruits laissés par les missionnaires, C’est bien. Cependant, l’heure a sonné pour que nous pensions à la postérité. Qu’allons-nous léguer aux générations futures ?
En dehors des retraites et des récollections qui s’organisent à différents niveaux, avons-nous l’habitude de visiter d’autres paroisses ?
A l’exemple de l’église de Jérusalem, qui, au début était repliée sur elle-même, nous nous sommes installés dans nos paroisses. Grâce à la persécution, cette église a pu s’ouvrir au monde. Le chrétien ou la paroisse qui se replie sur elle-même risque de ne pas percevoir la manifestation de Dieu. Des fois, nous croyons que tout est déjà fait. C’est la raison pour laquelle beaucoup ont croisé les bras. Le point culminant de l’évangélisation n’est pas encore atteint. Pour utiliser le mot du Pape François, nous sommes appelés à accomplir un exode, c’est-à-dire à sortir de nos paroisses, de nos milieux pour nous rendre compte de ce qui se fait ou ne se fait pas ailleurs afin de repartir, pas seul, mais avec le Christ.
Aujourd’hui, la conscience missionnaire est en somnolence. Réveillons-nous pour mettre à l’œuvre tous les talents reçus de Dieu… La mission de l’Eglise est d’éveiller et de réveiller le peuple vers le progrès. Et le grand moyen pour y arriver, c’est le changement de mentalité qu’apporte la formation. La force d’une personne, c’est la puissance qu’elle a d’aimer un autre homme et de le voir grandir dans la foi. L’Eglise est appelée à éduquer et à former l’homme. Un homme bien formé apporte les moyens pour élever le monde. Car toute âme qui s’élève, élève aussi le monde.
Dans nos églises d’Afrique, on évoque souvent le manque de moyens comme frein à l’annonce de la Bonne Nouvelle. Lorsque l’accent est mis sur le matériel, l’homme perd toute sa dignité et oublie que la mission est l’œuvre de Dieu. Pensons aux apôtres : Pierre, Etienne, Philippe, Paul, etc. De quel grand moyen disposaient-ils pour se mettre en route afin d’aller prêcher la Bonne Nouvelle ? La réponse est très simple : leur foi, comme moyen spirituel. La foi en Jésus ressuscité fut leur leitmotiv.
« Toutefois, le développement d’un peuple ne vient pas d’abord de l’argent, ni des aides matérielles, ni des structures techniques, mais bien plutôt de la formation des consciences, du mûrissement des mentalités et des comportements. » (R.M., n° 58. 4).
L’homme comme sujet de l’Evangélisation doit occuper une place de choix. Former le chrétien à la conscience missionnaire est un appel pressant pour l’Eglise aujourd’hui.
La pandémie de la Covid-19 sert de leçon à tout le monde sans exception. Devons-nous continuer à attendre les Pères européens pour avoir un centre de santé, une école, un collège, un atelier de menuiserie ou de coupe et couture ? Nous sommes des missionnaires dans notre propre pays. Nous devons trouver le nécessaire pour que la Bonne Nouvelle parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. Ne nous limitons pas à regarder nos églises comme ces Galiléens qui regardaient Jésus monter au ciel, mais mettons-nous à construire l’Eglise.
Nous, Congolais, nous pouvons nous inspirer de Kimbanguistes qui construisent eux-mêmes leurs écoles, centres de santé et autres.
En nous lançant dans le projet Inye, nous voulons promouvoir l’esprit missionnaire universel au sein du peuple de Dieu de l’église de Kinshasa. L’éducation à la mission doit commencer dès le bas âge. Qui doit donner ? C’est tout chrétien, sans distinction. Combien ? Chacun selon ce qu’il reçoit de Dieu. Ne faisons pas gâfe, pensons à Ananie et Saphire.
Notre devise nous accompagne toujours : « Donner n’appauvrit pas. Garder n’enrichit pas. »
Ensemble, avançons au large et consacrons notre pays et notre Eglise aux deux Cœurs Sacrés (Sacré-Cœur de Jésus et Cœur Immaculé de Marie).
Désigné dans les prophéties de Ta Parole Seigneur, nous savons, nous sommes confiants et nous croyons que le Triomphe de Ton Sacré Cœur et du Cœur Immaculé de Marie est dans un proche avenir.
Aussi, nous venons humblement nous consacrer nous-mêmes, nos familles, notre Pays, la RDC, et notre Eglise, à Vos Deux Cœurs Sacrés.
Nous croyons qu’en Vous consacrant notre Pays et notre Eglise, l’épée ne sera plus levée nation contre nation et qu’il n’y aura plus de préparatifs de guerre.
Nous croyons qu’en consacrant notre Pays et notre Eglise, à Vos Deux Cœurs aimants, toute arrogance et tout orgueil humains, toute impiété et toute dureté de cœur seront effacés, et que tout mal sera remplacé par l’amour et par de bonnes choses.
Nous croyons que Vos Deux Cœurs Saints maintenant ne résisteront pas à nos soupirs, à nos besoins, mais dans Leur Flamme Aimante, Ils nous entendront et viendront à nous pour guérir nos plaies profondes et nous apporter la paix.
O Sacré Cœur de Jésus et Cœur Immaculé de Marie, soufflez sur nous une étincelle de Vos Deux Cœurs pour enflammer notre cœur.
Faites de notre Pays, la RDC et de notre Eglise la Demeure parfaite de Votre Sainteté; demeurez en nous et nous en Vous afin qu’à travers l’Amour de Vos Deux Cœurs, nous trouvions la Paix, l’Unité et la Conversion.
Amen.
Crispin MBALA,sj.
Textes : Actes des Apôtres 1, 1- 11 ; Ephésiens 1, 17- 23 et Matthieu 28, 16- 20
Frères et sœurs, Shaloom ! Aujourd’hui, nous célébrons la solennité de l’Ascension de notre Seigneur Jésus-Christ. Il monte au ciel auprès de son Père afin de nous envoyer l’Esprit de Vérité. Ce dernier reflète la pensée du Père et prolonge la Parole du Fils. L’Esprit nous est donné afin que l’œuvre de Dieu commencée par Jésus continue, se développe et se consolide.