12e dimanche ordinaire A : ne pas avoir peur de témoigner

12ème dimanche Temps Ordinaire - Année A
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Frères et sœurs, nous célébrons aujourd’hui le 12ème dimanche ordinaire de l’année liturgique A. La première lecture est tirée du livre du prophète Jérémie (Jr 20, 10-13). La seconde lecture provient de l’épître de saint Paul apôtre aux Romains (Rm 5, 12-15). Nous lirons l’évangile selon saint Matthieu (Mt 10, 26-33).

Ces lectures nous invitent à ne pas nous arrêter face aux obstacles que nous rencontrons pour annoncer l’évangile.

Tous les baptisés ont reçu la mission de répandre l’évangile jusqu’aux confins de la terre, conformément à ce que Jésus a demandé à ses disciples lorsqu’il se séparait d’eux (Mt 28, 16-20). Mais, les baptisés sont censés savoir que cette mission peut parfois se buter à des obstacles susceptibles de paralyser leur élan apostolique. Parmi ces obstacles, nous pouvons noter le découragement de la part des autres, la honte de se présenter comme disciple de Jésus et la peur de témoigner. Et derrière tous ces obstacles, c’est en fait le Malin qui œuvre subtilement pour combattre l’œuvre de Dieu. Il appartient aux disciples de Jésus de rester vigilants et persévérants afin de poursuivre courageusement leur mission. Car le Seigneur n’abandonne jamais ceux qui le servent et se confient à lui.
Par rapport au découragement, il arrive parfois que des personnes de l’entourage, pour l’une ou l’autre raison et de différentes manières, cherchent à décourager quiconque fait le bien ou proclame la parole, afin de le forcer à ne pas poursuivre sa mission. Jérémie, dans la première lecture, était calomnié par la foule qui menaçait de le dénoncer injustement.

Concernant la honte pour proclamer la parole, parfois les chrétiens se gênent à parler de Jésus dans certains milieux. Veillant à sauvegarder leur propre image, ils s’accommodent au langage de leurs contemporains et craignent de paraître démodés ou déphasés en parlant de Jésus. A ceux-là, Jésus dit dans l’évangile que celui qui le reniera devant les hommes, lui aussi le reniera devant son Père qui est aux cieux.

Enfin, il y a la peur qui est un obstacle majeur. Car la proclamation de l’évangile peut être une entreprise périlleuse, notamment dans des milieux hostiles à l’évangile ou à la personne de Jésus. Les disciples sont ainsi confrontés à la peur de perdre leur propre vie. C’est ici que Jésus nous exhorte à ne pas avoir peur de ceux qui peuvent tuer le corps sans avoir aucun pouvoir sur notre âme. Car celle-ci appartient totalement à Dieu. Jésus demande plutôt de craindre la mort ou la perte de l’âme.

Dans la deuxième lecture, saint Paul montre aussi que la vraie mort advient avec le péché. Il s’agit de la mort éternelle ou la mort de l’âme. Il y a donc un appel à éviter le péché afin de prêcher l’évangile non seulement en paroles mais aussi à travers une vie vertueuse.  Il nous appartient de prendre soin pas seulement de notre propre âme mais aussi de celle du prochain. Comme disciples de Jésus, nous avons la responsabilité d’entretenir la vie de l’âme par l’annonce de l’évangile. Car, quels que soient les obstacles, la parole de Dieu doit poursuivre son chemin. Nous pouvons nous inspirer de nombreux martyrs qui n’ont pas reculé face aux nombreux obstacles qu’ils rencontraient sur leur chemin. Ils ont témoigné de l’évangile jusqu’au don total de leur vie.

A la lumière de ces lectures, demandons la grâce de faire davantage confiance en Dieu qui nous connaît et qui veille toujours sur nous et que cette assurance nous fortifie dans notre mission d’annoncer l’évangile à temps et à contre-temps, amen.
Rigobert Kyungu, SJ
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