Ascension du Seigneur – Année A : appel à la mission
Frères et sœurs, nous célébrons aujourd’hui la solennité de l’Ascension du Seigneur. La première lecture est tirée du livre des Actes des Apôtres (Ac 1, 1-11). La seconde lecture provient de la lettre de saint Paul apôtre aux Ephésiens (Ep 1, 17-23). Nous lirons l’évangile selon saint Mathieu (Mt 28, 16-20). L’ascension de Jésus marque la fin de ses apparitions qui ont caractérisé la période qui a suivi sa résurrection. Désormais, il appartient aux disciples de toutes les générations d’assurer la continuité de la mission de Jésus et ce, jusqu’à son retour.
Dans la première lecture, saint Luc, qui est aussi l’auteur des Actes des apôtres, nous rapporte le récit de l’ascension, en reprenant les dernières paroles de Jésus à ses apôtres. Il leur demandait de ne pas quitter Jérusalem jusqu’à ce qu’ils reçoivent le don du Saint Esprit. Nous avons aussi besoin de la force de l’Esprit Saint pour poursuivre la mission que Jésus nous confie. Il nous revient de l’implorer sans cesse afin qu’il nous accompagne toujours.
Dans l’évangile, Jésus rejoint les disciples en Galilée où il leur avait demandé de se rendre après sa résurrection. Galilée est le lieu d’où il les avait appelés et d’où il a commencé sa mission. Les rencontrer en Galilée est une manière de leur demander de poursuivre la mission dans leurs milieux de vie. C’est aussi un appel pour nous à considérer nos milieux de vie comme des champs d’apostolat où le Seigneur nous envoie. Laissons-nous interpeller par cette parole et engageons-nous à transformer notre Galilée.
D’après Mathieu, lorsque les disciples ont vu Jésus, certains se sont prosternés alors que d’autres ont eu des doutes. Au fait, le doute est humain et peut arriver à n’importe qui. Jean-Baptiste a aussi eu des doutes au sujet de Jésus, lorsqu’il a envoyé des disciples demander à Jésus si c’était lui que l’on attendait ou s’il fallait en attendre un autre (Mt 11, 13). Peut-être nous arrive-t-il aussi de faire l’expérience des doutes dans notre vie de foi. Rien d’étrange à cela car les doutes peuvent nous aider à mûrir et à nous affermir davantage dans notre foi, pourvu que nous en prenions des dispositions. Lorsque le doute nous habite, il nous faut recourir aux moyens que l’Eglise nous propose pour nous en sortir, notamment la prière, la lecture de la parole de Dieu, les sacrements et le conseil des gens expérimentés. Notre foi chancelante peut ainsi grandir et s’affermir, si nous suivons ce que l’Esprit nous inspire.
Dans l’évangile, Jésus affirme qu’il sera toujours avec ses disciples, jusqu’à la fin des temps. Nous sommes invités à croire en la présence permanente de Jésus parmi nous, en dépit de son absence physique. Aujourd’hui, nous pouvons rencontrer Jésus dans sa parole, dans les sacrements et dans notre prochain. Mais, notre cœur est aussi censé être la demeure de Jésus qui désire habiter en nous. Il nous appartient de veiller à faire de notre cœur une demeure digne du Seigneur.
Enfin, dans la deuxième lecture, saint Paul prie pour que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père dans sa gloire, nous donne un esprit de sagesse qui nous le révèle et nous le fasse vraiment connaître ; qu’il ouvre à sa lumière les yeux de notre cœur. C’est une belle prière car nous avons besoin de son Esprit et de sa sagesse pour poursuivre la mission qu’il nous a confiée dans notre Galilée d’aujourd’hui.







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