Dimanche de la Résurrection – Année A | P. Rigobert KYUNGU, SJ

Dimanche de Pâques - Année A
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Frères et sœurs, voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie. Alléluia ! La première lecture de ce jour est tirée du livre des Actes des apôtres (Ac 10, 34a.37-43). Pour la deuxième lecture, nous avons le choix entre la lettre aux Colossiens (Col 3, 1-4) ; et la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (1 Cor 5, 6b-8). Nous lirons l’évangile selon saint Jean (Jn 20, 1-9).

Dans la première lecture, il est question de Pierre qui, se trouvant à Césarée chez un centurion de l’armée romaine, proclame avec assurance la résurrection de Jésus et invite ses interlocuteurs à croire en Jésus. C’est à se demander d’où provient ce courage de Pierre qui peu de jours avant n’a pas osé admettre qu’il était disciple de Jésus. La plongée dans la mort et la résurrection de Jésus l’a totalement transformé. Nous retrouvons Pierre dans l’évangile d’aujourd’hui, en compagnie du disciple bien-aimé qui, après avoir vu le tombeau, le linceul et le linge, a vite compris et a immédiatement cru que Jésus est vraiment ressuscité. Oui, la résurrection de Jésus est d’abord un mystère à accueillir dans la foi. Il nous revient aussi d’ouvrir nos yeux pour percevoir les signes de la résurrection en nous et autour de nous, malgré les épreuves et défis qu’offre notre monde.

Pierre et le disciple bien aimé ont tous été alertés par Marie de Magdala qui, la première, s’était rendue au tombeau de bon matin. C’est avec raison que le pape François dit de Marie de Magdala qu’elle est l’apôtre des apôtres. Tous les évangiles montrent que les femmes ont été les premières à se rendre au tombeau de Jésus au matin du troisième jour. Avec la vision des anges ou la rencontre avec Jésus lui-même, ces femmes ont été récompensées pour leur fidélité, leur compassion et leur affection envers Jésus, depuis le temps de son ministère public en Galilée jusque dans sa passion et sa mort sur la croix. C’est un appel pour nous aujourd’hui à reconnaître l’apport multiple des femmes au sein de l’Eglise et dans la société.

Les textes proposés pour la deuxième lecture nous exhortent à penser aux réalités d’en haut, et pas seulement à celles de la terre. Nous sommes invités à célébrer la fête, non pas avec de vieux ferments, non pas avec ceux de la perversité et du vice, mais avec du pain non fermenté, celui de la droiture et de la vérité. Il y a là un appel à changer de vie, dans la perspective de la vraie vie que nous apporte Jésus avec sa résurrection. Car de par notre baptême, nous sommes destinés à la vie éternelle que Jésus nous annonce dans sa mort et dans sa résurrection.

A la lumière de ces lectures, prions pour que la fête de Pâques ne soit pas une simple commémoration d’un événement du passé, mais plutôt une occasion de renouveler notre vie intérieure et de réaliser la présence agissante du ressuscité en nous et autour de nous, amen. Alléluia!

P. Rigobert KYUNGU, SJ

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