Homélie – Sainte Marie Mère de Dieu | P. Rigobert KYUNGU, SJ

Homélie - Sainte Marie Mère de Dieu | P. Rigobert KYUNGU, SJ
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Frères et sœurs, comme chaque premier jour de l’an, l’Eglise nous invite à célébrer la solennité de Marie, Mère de Dieu. Cette année, nous célébrons aussi la 59ème journée mondiale de la paix. A cette occasion, le Pape a rédigé un message intitulé « La Paix soit avec vous tous. Vers une paix désarmée et désarmante ».

La première lecture de ce jour est tirée du livre des Nombres (Nb 6, 22-27). La seconde lecture provient de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates (Ga 4, 4-7). Nous lirons l’évangile selon saint Luc (Lc 2, 16-21). Ces lectures nous invitent à contempler Marie afin de réaliser le rôle important qu’elle a joué dans l’histoire du salut.

La première lecture reprend les bénédictions que les Israélites devaient prononcer sur leurs enfants. Ces bénédictions sont suggérées par Dieu lui-même à Moïse. Les juifs les utilisent encore jusqu’à nos jours. En ce premier jour de l’an, nous pouvons aussi les utiliser les uns pour les autres, en particulier dans les familles, les parents envers leurs enfants. Ce sont des souhaits pour invoquer la présence permanente du Seigneur dans notre vie et surtout pour implorer la paix qui vient de lui. Le message du Pape pour cette année rejoint bien ces bénédictions. Nous avons tous besoin de la paix. Une paix sans arme et une paix qui fait taire les armes.

Jésus est le Prince de la paix par excellence. Sa venue dans le monde est vraiment une bonne nouvelle pour nous tous. Dieu a choisi Marie comme celle par qui Jésus devait venir parmi nous. Saint Paul, dans la deuxième lecture, mentionne Marie de manière implicite. Il parle de Jésus qui est né d’une femme. La mention discrète de Marie correspond aussi à sa propre discrétion. En effet, Marie était une femme très réservée, de peu de paroles. L’évangile nous rapporte des interventions fort discrètes de Marie. C’est seulement pour louer Dieu, par le chant du Magnificat, que Marie s’est davantage exprimée. Bien que la mention de Marie dans la deuxième lecture soit discrète, elle a cependant tout son poids. Car Jésus n’est pas né de deux femmes ; Marie est l’unique Mère de Jésus, fils de Dieu. Puisque Jésus est aussi Dieu, voilà pourquoi Marie est aussi appelée la Mère de Dieu. Marie est certes une femme mais pas une femme pas comme les autres. Voilà pourquoi Elisabeth lui dira : « tu es bénie entre toutes les femmes » (Lc 1, 42).

L’évangile d’aujourd’hui nous rapporte la scène de la visite des bergers à l’enfant Jésus. Après qu’ils aient raconté tout ce qui leur était arrivé, y compris la vision et le message des anges, Marie, nous dit-on, retenait tous cés événements et les méditait dans son cœur. Une telle attitude de Marie est aussi rapportée lorsque Jésus aura 12 ans. En effet, alors qu’il était en pèlerinage à Jérusalem avec ses parents, Jésus leur a faussé compagnie pour trois jours. Retrouvé dans le temple, il leur répondra qu’il devait être chez son Père. Et à l’évangéliste d’ajouter : « Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements » (Lc 2, 51). Ce passage nous montre que Jésus, fils de Dieu, était soumis à Joseph et à Marie. Mais ce texte révèle aussi la personne de Marie comme une femme de foi. Elle ramenait tout à la prière et considérait tous les événements dans le Seigneur. Marie, gardant ces événements dans son ceur, devient la gardienne des mystères de Jésus. Voilà pourquoi l’Eglise médite régulièrement les mystères de Jésus en invoquant Marie, avec la prière du Rosaire. Elle est celle qui les connait de l’intérieur et qui peut nous aider à mieux connaitre son Fils. La dévotion mariale de l’Eglise est toujours christique. Nous allons à Marie pour qu’elle nous conduise à son Fils comme à Cana où elle avait invité les disciples à faire tout ce que Jésus leur dirait (Jn 2, 5).

A la lumière de ces lectures, rendons grâce au Seigneur pour le don de Marie à l’humanité. Puisse-t-elle inspirer notre foi et intercéder pour nous afin qu’à son exemple, nous disions toujours oui au Seigneur pour accomplir sa volonté. Et en ce premier jour de l’an, prions pour que la paix soit vraiment avec nous tous et que le Seigneur nous donne la grâce de mettre fin aux conflits armés qui ensanglantent le monde, Amen.

Rigobert Kyungu, SJ

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