1er dimanche de l’Avent – Année A | Père Rigobert KYUNGU, SJ
Frères et sœurs, nous célébrons aujourd’hui le premier dimanche de l’Avent, et commençons ainsi l’année liturgique A. La première lecture est tirée du livre du prophète Isaïe (Is 2, 1-5). La seconde lecture provient de l’épitre de saint Paul apôtre aux Romains (Rm 13, 11-14). Nous lirons l’évangile selon saint Mathieu (Mt 24, 37- 44).
Ces lectures nous invitent à la vigilance, face à l’imminente venue du Seigneur, qui peut advenir à l’improviste, au moment où l’on s’y attend le moins. Dans l’évangile, Jésus nous avertit et nous demande de veiller. C’est un appel à ne pas nous enliser dans des distractions, comme si nous étions éternels ici sur terre. Jésus donne deux exemples, celui du déluge avec Noé et celui du voleur qui surprend la nuit, pour nous exhorter à éviter des surprises désagréables lors de sa venue. En revanche, si nous veillons, sa venue sera plutôt l’occasion d’une rencontre heureuse avec celui qui nous aime et que nous aimons. Cet évangile se réfère davantage à la venue ultime du Seigneur à la fin des temps. Mais il peut aussi s’appliquer à la fin de la vie de chaque personne car la mort arrive souvent à l’improviste, parfois au moment où l’on s’y attend le moins.
Par ailleurs, dans la perspective de l’Avent, il y a un appel à nous préparer à la venue de Jésus à Noël. Nous préparer c’est nous convertir et rendre nos cœurs dignes de sa présence. Au fait, le Seigneur vient à notre rencontre déjà dans le quotidien de nos vies. Il vient aussi à travers nos frères et sœurs qui nous entourent. Savoir les accueillir et faire un peu d’espace dans nos cœurs pour eux, c’est accueillir Jésus lui-même !
Dans la deuxième lecture, saint Paul se montre encore plus explicite. Pour lui, la vigilance signifie sortir du sommeil de nos distractions, c’est-à-dire rejeter les œuvres des ténèbres et nous conduire honnêtement, sans orgies ni beuveries, sans luxure ni débauches, sans rivalité ni jalousie, afin de nous engager pour le combat de la lumière. C’est ce qu’il appelle revêtir Jésus-Christ. Quant à la première lecture, elle est une annonce lointaine de la naissance de Jésus. En effet, sa venue était longtemps attendue et préparée par le peuple d’Israël. Jésus était attendu comme le juge des nations, l’arbitre de la multitude des peuples, et le prince de la paix, celui qui invite à ne plus faire la guerre.
Malheureusement, l’homme n’a toujours pas encore compris le langage de la paix. Ici et là, et même plus proche de nous, l’on continue à lever l’épée nation contre nation ; on continue à faire parler les armes pour supprimer des vies humaines et ainsi faciliter l’enrichissement d’une minorité au détriment des pauvres sans défense. On a l’impression que l’homme contemporain n’aime pas la paix. Et pourtant il n’y a pas de bonheur sans vraie paix. Et même ceux qui cherchent le bonheur à travers les guerres, ils ne pourront pas en jouir profondément s’ils gagnent leurs richesses au prix du sang des innocents. Il nous appartient de prier pour que les faiseurs de guerre se convertissent et comprennent enfin le langage de la paix !
Enfin, la vigilance à laquelle le Seigneur nous invite est aussi un appel à surveiller les portes de nos sens par lesquelles le Malin vient nous tenter pour nous éloigner de Dieu. En effet, le Malin est le Prince des ténèbres ; c’est lui qui entraine dans le sommeil des distractions et dans les œuvres des ténèbres.
En ce premier dimanche de l’Avent, demandons au Seigneur de nous donner la connaissance des tromperies du Prince des ténèbres et une aide pour nous en garder. Demandons-lui aussi d’ouvrir nos cœurs afin d’écouter sa parole par laquelle il vient toujours à notre rencontre, et ainsi nous aider à quitter notre sommeil, pour veiller dans la prière et dans la pratique des actes de charité, amen.
Rigobert Kyungu, SJ









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